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Célébration de la journée internationale pour l’élimination des fistules obstétricales et lancement du rapport sur l’état de la population mondiale 2019 au Gabon

18 Juin 2019
De gauche à droite, M. Keita OHASHI RR UNFPA, Mme Denise MEKAM’NE Ministre de la Santé, Dr. Marie-Therese VANE DG CHUL - ©
De gauche à droite, M. Keita OHASHI RR UNFPA, Mme Denise MEKAM’NE Ministre de la Santé, Dr. Marie-Therese VANE DG CHUL - ©

Le bureau du Fonds des Nations Unies pour la Population au Gabon en collaboration avec le ministère de la santé, a célébré conjointement la journée internationale pour l’élimination de la fistule obstétricale et le lancement du rapport sur l’état de la population mondiale 2019, le vendredi 07 juin 2019, au centre hospitalier universitaire de Libreville (CHUL),  en présence de son excellence madame Denise MEKAM’NE, ministre de la Santé, de la Protection Sociale et de la Solidarité Nationale, du Dr. Marie Thérèse VANE, directrice du CHUL, du Représentant Résident du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), monsieur Keita OHASHI, des représentants des départements ministériels, du personnel médical du CHUL et des représentants de la société civile.  

Dans son allocution de circonstance M. Keita OHASHI a rappelé que cette manifestation « marque le début des célébrations au Gabon du cinquantenaire de l’UNFPA et du 25ème anniversaire du Plan d’Action de la Conférence Internationale sur la Population et le Développement au Caire (CIPD) » et a invité les autorités gouvernementales à prendre part au sommet du 12 novembre à Nairobi au Kenya, co-organisé par les gouvernements du Kenya, du Danemark et l’UNFPA. Il est par la suite revenu sur le contenu du rapport de l’état de la population mondiale 2019 de l’UNFPA intitulé « Une tâche inachevée: la poursuite des droits et des choix pour tous » qui indique que « beaucoup de progrès ont été accomplis depuis 1969 mais que trop de tâches restent inachevées, au niveau global. Beaucoup de femmes ne peuvent pas encore prendre de décisions concernant leur propre corps et leur santé sexuelle et reproductive. Cela a pour conséquence le maintien du ratio de mortalité maternelle à des niveaux inacceptables, des avortements et des grossesses précoces parmi les jeunes filles avec pour résultat l’abandon scolaire et une pauvreté toujours plus grande, alourdissant ainsi les charges pour le gouvernement et la société gabonaise ».

 

S’agissant de la fistule obstétricale, il a évoqué le cas « d’une jeune fille de 16 ans qui a dû arrêter ses études parce que atteinte d’une fistule recto-vaginale qui entrainait une perte des matières fécales par le vagin. Cette adolescente a été identifiée lors de l’enquête nationale de 2010. Nous avons ensuite organisé son voyage sur Libreville où elle a pu bénéficier d’une intervention avec succès en 2011 lui permettant de reprendre ses études scolaires. Mais combien d’autres jeunes filles et femmes n’ont pas cette chance d’accéder aux services de santé ? ».

 

Pour terminer, il a invité toutes les parties à travailler en parfaite synergie en vue d’atteindre l’objectif des trois zéros d'ici 2030 à savoir :

● Zéro besoin de contraception non satisfait

● Zéro décès maternel

● Zéro violence sexiste et les pratiques nuisibles aux femmes et aux filles.

 

Dans son discours, Dr. Solange ANTIMI, directrice de la Direction Nationale de la Santé Maternelle et Infantile (DNSMI) a fait un état des lieux de la fistule obstétricale au Gabon, depuis la campagne de nationale de lutte contre la fistule obstétricale de 2010 organisée avec le soutien de l’UNFPA. Elle a tours à tours évoqué l’enquête nationale, la stratégie nationale de lutte contre la fistule obstétricale au Gabon ainsi que les femmes réparées.

Dr. Solange ANTIMI DG DNSMI, pendant sa présentation sur les fistules obstétricales au Gabon - ©

La deuxième phase de la cérémonie a consisté à la présentation de la fistule obstétricale au Gabon faite par le Dr. Solange ANTIMI et la présentation sur l’état de la population mondiale 2019 de l’UNFPA faite par le Dr. Patricia KEBA, Assistant au Représentant Résident de l’UNFPA au Gabon. Dr. ANTIMI, a présenté les différents types de fistules, les causes et les conséquences des fistules obstétricales et la réparation des femmes. Elle a terminé sa présentation en disant « la fistule n’est pas une fatalité, on peut l’éviter et en guérir ».

Dr. Patricia KEBA, a présenté les évènements marquant de l’an 1969 parmi lesquels la création de l’UNFPA, la conférence internationale sur la population et le développement de 1994 tenue au Caire en Egypte et est revenu sur les chiffres clés du Rapport sur l’état de la population mondiale 2019.

Dr. Patricia KEBA pendant la présentation du rapport sur l’état de la population mondiale - ©

Le Représentant Résident de l’UNFPA, M. Keita OHASHI a ensuite remis officiellement le rapport à son excellence Denis MEKAM’NE, ministre de la santé.

M. Keita OHASHI RR de l’UNFPA remettant le rapport à Mme Denise MEKAM’NE ministre de la santé - ©

La cérémonie a pris fin avec un échange pertinent dans un format de questions / réponses entre les présentatrices, le ministre de la santé, la directrice du CHUL et l’ensemble de l’assistance. Pour atteindre les populations, d’autres activités liées à la fistule obstétricale sont prévues notamment la sensibilisation dans Libreville et sa périphérie ainsi qu’un atelier de renforcement des capacités à l’endroit des sages-femmes.

De gauche à droite M. Stephan GRIEB RR de l’UNICEF, Dr. Françoise NDAYISHIMIYE directeur Pays ONUSIDA et Guislaine MOUSSOUAMY OMS - ©

Vue de l’assistance pendant la phase de questions / Réponses - ©