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Lancement du projet de « lutte contre les grossesses précoces et non désirées dans les provinces du Haut-Ogooué »

Le lundi 03 février 2020, la Représentation de l’UNFPA au Gabon a organisé en étroite collaboration avec le ministère de l’éducation nationale, chargé de la formation civique et le ministère de la santé, la cérémonie de lancement officiel du le projet de « lutte contre les grossesses précoces et non désirées dans les provinces du Haut-Ogooué et du Moyen-Ogooué » à l’hôtel de ville de Franceville. Ce projet sera mis en œuvre dans  les provinces du Haut-Ogooué et du Moyen-Ogooué, il s’agissait dans cette phase de lancer le projet dans la province du Haut-Ogooué.

Le protocole d’accord du projet de « lutte contre les grossesses précoces et non désirées dans les provinces du Haut-Ogooué et du Moyen-Ogooué » a été signé depuis le mois de septembre 2019, il vient renforcer les actions déjà menées en faveur des jeunes  sur l’éducation sexuelle complète (ESC) dans la province de l’Estuaire par la Direction Générale de l’Enseignement Scolaire et Normale (DGESN) du ministère de l’Education Nationale , chargé de la formation Civique d’une part et la Direction Nationale de la Santé Maternelle et Infantile (DNSMI) du ministère de la santé, d’autres part avec pour objectif de réduire de 20% le taux de grossesses précoces chez les filles de 15-19 ans dans les provinces du Haut- Ogooué et Moyen Ogooué d’ici 2021.

Les résultats escomptés sont entre autres 10 écoles de la province du Haut-Ogooué appliquant un programme d’éducation complète à la sexualité, 300 leaders menant des actions en faveur de la loi contre le mariage précoce, violences faites aux adolescents et jeunes, 3 points de prestations de services offrant des services de santé sexuelle et reproductive des adolescents et jeunes (SSRAJ) conviviaux, 10 000 jeunes atteints par les campagnes de sensibilisation sur la SSRAJ, des organisations de jeunesse, 2 ONG en charge de la défense des droits de femme dont les capacités ont été renforcées.

Les partenaires locaux sont la Direction Générale de l’Enseignement Secondaire et Normal (DGESN), la Direction Nationale de la Santé Maternelle et Infantile (DNSMI), les organisations non gouvernementales en charge de la défense des droits des femmes et fille, les ONG de jeunesse, les organisations de jeunesses, JOICFP (Japanese Organization for International Cooperation in Family Planning, l’ONG internationale japonaise, qui est un des partenaires pour l’appui technique), JICA (Japan International Cooperation Agency).

Le Représentant Résident de l’UNFPA au Gabon, Monsieur Keita OHASHI, accompagné de son staff, de Mme Etsuko Yamaguchi et M. Nobuhiro Kadoi représentant JOICFP, de Dr. Solange Antimi de la DNSMI et de M. Frederic Leckyou de la DGESN, ont tour à tour devisé avec les plus hautes autorités politico- administratives de la province du Haut-Ogooué parmi lesquelles le maire de la commune de Franceville M. Joachim Lekogho, le secrétaire général de province, Mme Nicole Nouhando, le Directeur Régional de Santé M. Iris Kevin Ivala Zogo, le Directeur d’Académie Provincial M. Joseph Obolo Omanda, M. Keita Ohashi et sa délégation ont saisi l’opportunité de ces rencontres pour expliquer les contours du projet, son impact sur les populations et surtout solliciter l’appui multiforme des autorités provinciales pour la mise en œuvre du projet.

Dans son allocution à la cérémonie de lancement officiel du projet de « lutte contre les grossesses précoces et non désirées dans les provinces du Haut-Ogooué et du Moyen-Ogooué », M. Keita Ohashi a révélé quelques données sur la situation des adolescentes issues de l’enquête démographique et de santé (EDSG) de 2012 au Gabon qui montre que « les adolescentes constituent 21 % de l’ensemble des femmes en âge de procréer et contribuent pour 14 % à la fécondité totale des femmes au Gabon. C’est ainsi que l’on note que 28 % des filles de 15-19 ans ont déjà commencé leur vie féconde : 23 % ont déjà eu au moins un enfant et 5 % sont enceintes pour la première fois.

Face à cette situation, on perçoit la nécessité de mener des actions contre ce phénomène, pour ce faire, le Gabon s’est engagé dans l’atteinte des objectifs de l’Éducation pour tous (EPT) en 2015 en promouvant l’éducation à la puberté et à la santé sexuelle et reproductive.

Le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) a pour sa part mobilisé des Fonds auprès du Gouvernement Japonais pour la mise en œuvre du projet de lutte contre les grossesses précoces et non désirées dans les provinces du Haut-Ogooué et Moyen-Ogooué ».

Mme Nicole Nouhando représentant le gouverneur de la province a dans son discours réaffirmé l’engagement suivant « La province du Haut Ogooué par ma voie, réaffirme sa volonté à tirer profit de l’opportunité offerte par le Fonds des Nations Unies pour la Population afin d’agir sur tous les fronts pour réduire le taux des grossesses précoces ».