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Lancement du rapport sur l’état de la population mondiale 2018

26 novembre 2018
Allocution du RR Keita OHASHI

Le ministère de la santé en collaboration avec le Fonds des Nations Unies pour la Population, a organisé le lancement du rapport sur l’état de la population mondiale 2018 le lundi 19 novembre 2018, en présence du secrétaire général du ministère de la santé et de la famille, Guy Patrick OBIANG NDONG, du coordinateur résident du SNU au Gabon, Stephen JACKSON et du Représentant Résident de l’UNFPA au Gabon, Keita OHASHI.

 

Actuellement, la tendance mondiale est aux petites familles. Cela traduit la liberté de la population en matière de procréation, les gens décidant du nombre d’enfants qu’ils désirent et du moment opportun pour cela. À long terme, l’absence de choix influe parfois sur le taux de fécondité, qui peut ainsi être supérieur ou inférieur aux aspirations de la majorité de la population, selon l’État de la population mondiale 2018, publié par l’UNFPA, l’agence des Nations Unies pour la santé sexuelle et procréative.

 

Le rapport met en évidence les tendances mondiales de fécondité, mais aussi le choix ou l’absence de choix en matière de reproduction. Pour le Représentant Résident de l’UNFPA, le choix de la fécondité peut changer le monde, « l’UNFPA entend par choix, le pouvoir qu’a un individu de décider du moment et du nombre d’enfants qu’il aura, ainsi que la manière dont ce pouvoir affecte d’autres choix dans la vie » a-t-il expliqué. Mais le choix n’est pas encore une réalité pour tous les peuples, cela se reflète d’ailleurs, pense Keita OHASHI, à travers les disparités de taux de fécondité dans le monde, allant de plus de cinq naissances par femme pour l’Afrique sub-saharienne à moins de deux naissances pour les pays développés.

 

Présentant le contexte du Gabon, sur la base du recensement général de la population et du logement (RGPL), Dr. Jonasse Solange ANTIMI, directeur national de la santé maternelle et infantile, a indiqué que le Gabon suit un schéma classique dans les pays à forte fécondité dès 15-19 ans, d’où la nécessité, selon elle, de renforcer le soutien politique et financier aux programmes de santé de SSR pour accroitre  l’offre des services en quantité et qualité et d’améliorer l’environnement socioculturel pour une utilisation plus élevée des services par les populations.