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Célébration des 16 jours d'activisme au Gabon

UNFPA Gabon a participé à la Campagne internationale des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes  « Orangez le monde : financez, intervenez, prévenez, collectez ! ». Du 25 décembre au 10 décembre 2020  sous le thème national « Gabon Égalité ». Dans le cadre de la Campagne internationale des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes sous le thème cette année,   « Orangez le monde : financez, intervenez, prévenez, collectez ! » débutant chaque 25 novembre,  Journée Internationale pour la lutte contre les Violences faites aux Femmes, s’étendant jusqu’au 10 décembre , Journée Internationale pour les Droits de l’Homme, le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), le Système des Nations Unies aux côté de la Fondation Sylvia Bongo, du gouvernement, de la société civile et de l’ensemble des acteurs au développement ont menés conjointement des ateliers et des formations visant à renforcer les participants sur le concept genre, les violences Basées sur le Genre en vue d’éliminer les violences faites aux femmes.

Le Gabon affiche son engagement pour l’égalité de genre et la promotion des droits de la femme. En effet, le pays a ratifié la plupart des traités internationaux relatifs aux Droits de l’Homme notamment la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, la Convention sur l’Elimination de toutes les Formes de Discrimination à l’Egard des Femmes (CEDEF-CEDAW), l’Agenda 2063 de l’UA, la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples relatif aux droits des femmes en Afrique (Protocole de Maputo) et d’autres principaux textes qui visent l’amélioration de la condition féminine.

 

Malgré cet arsenal juridique, les violences faites aux femmes se posent avec acuité.  La loi du silence, l’ignorance des femmes de leurs droits et les pesanteurs culturelles contribuent à maintenir la recrudescence des violences faites aux femmes. A l’issue de l’enquête nationale des violences basées sur le genre de 2016,  il ressort que 68,5%, tous sexes confondus  ont été victimes d’au moins une forme de VBG. En dehors des violences psychologiques et verbales qui ont une très faible avance des victimes de sexe masculin (51,7% contre 48,3% et 53,8% contre 46,2%), l’essentiel des victimes des autres types de violences sont de sexe féminin, et ces violences sont perpétrées par les hommes.

 

Cette année, la Fondation Sylvia Bongo a  procédé au lancement du concept des Cafés « Gabon Égalité », inspiré du concept des « Cafés Genre » organisés par ONU Femmes. Cette campagne nationale a pour objectif de vulgariser la Stratégie de promotion des droits de la femme et de réduction des inégalités hommes/femmes au Gabon de 2020 et encourager l’harmonisation de la législation par le gouvernement aux textes ratifiés et l’appropriation  par la société civile, les femmes et l’ensemble des acteurs, des stratégies, des directives contenues dans les documents disponibles ( codes Civil, Pénal, et de travail, plan décennal…).

 

L’organisation de la campagne s’est articulée autour de Cinq principales activités :

  • La Task force
  • Le lancement de l’AWLN
  • Le Café Gabon égalité
  • L’atelier de formation des journalistes sur l’analyse genre
  • L’atelier d’appropriation de la stratégie de promotion des droits de la femme et de réduction des inégalités hommes/femmes par la société civile
  1. La task force

Le 25 novembre 2020, le Gabon a procédé au lancement des 16 jours d’activismes pour lutter contre la violence faites aux femmes à l’occasion de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

La première dame Sylvia Bongo Ondimba, président le lancement des travaux de la task force qui a pour objectif d’accélérer les initiatives visant l’égalité des sexes

 

La task force baptisée « Gabon Égalité » qui a lancé ses travaux en présence de quelques membres du gouvernement dont le Premier Ministre Rose Christiane Ossouka Raponda et le coordonnateur résident du système des Nations Unies au Gabon. La mise en place de cette task force contribuera à accélérer les initiatives en lien avec la Décennie de la femme gabonaise (2015-2025). Car elle s’inscrit dans la droite ligne des engagements pris par le gouvernement en matière de réduction des inégalités hommes-femmes.

 Cette task force assurera le suivi et le pilotage de la feuille de route contenue dans la Stratégie de promotion des droits des femmes et de réduction des inégalités femmes-hommes.

 

          2. Le lancement de l’AWLN

 

Cette activité s’est tenue le 04 décembre 2020 au Radisson Blu de Libreville. A cette occasion, les membres du gouvernement, les partenaires au développement, la société civile, les femmes leaders se sont regroupés pour procéder au lancement  du réseau des femmes leaders d’Afrique du  chapitre national (AWLN –Gabon).

L’évènement a vu la participation de 30 invités. Des mots d’allocutions de circonstance du coordinateur résident du système des Nations unies, de Monsieur l’ambassadeur d’Allemagne au Gabon, de Madame l’envoyé spéciale du président de la commission de l’Union Africaine, de Madame la présidente du Bureau exécutif AWLN Gabon, de Madame le Ministre en charge des affaires sociales et des droits de la Femme et de Madame le premier ministre chef du Gouvernement (représenté par madame le conseiller du premier minister) ont été prononcés . L’auditoire a alors pu proposer des recommandations suite à la table ronde sur le leadership féminin dans la lute contre les violences faites aux femmes à savoir:

Le système des Nations Unies avec la présence du Coordonnateur Résident monsieur Stephen Jackson, et le Fonds des Nations Unies par le Représentant Résident Monsieur Keia OHASHI, le ministre en charge de la famille PRISCA NLEND KOHO,  avec l’ensemble des femmes Leaders d’Afrique prenant une photo de famille, à a fin du lancement de l’AWLN (Chapitre national).

 

        • Pour le Gouvernement

Ouvrir un centre de refuge pour les victimes de violence,

Créer numéro d’urgence,

Travailler en collaboration avec la société civile afin d’atteindre les objectifs mis en place pour lutter contre les violences faites aux Femmes et aux Filles

        • Pour l’UNFPA

Accompagner le gouvernement et la société civile dans la mise en œuvre des activités liés aux violences faites aux Femmes et aux Filles

Travailler en collaboration avec les médias afin d’élargir la sensibilisation sur les VBG (spot publicitaire etc.)

        • Pour la SOCIETE CIVILE

Sensibiliser les populations sur les dangers des VBG

Travailler en collaborations avec les différentes victimes afin de pouvoir mieux les identifiés.

Travailler en cohésion avec les différentes ONG qui œuvre pour la cause des VBG

 

      3. Le café Gabon égalité

 

Madame Henriette Aurélia Mombey, Secrétaire général de l’UOB intervenant sur les violences basées sur le genre en milieu universitaire devant les étudiants venus assister au Café Gabon Egalité.

 

Dans le même sens, le Café Gabon égalité s’est tenu le 30 Novembre 2020, à la Fondation Sylvia Bongo et a vu la participation de Madame Camélia NTOUTOUME LECLERCQ (Ministre Délégué à l’Enseignement Supérieur), Madame Berith KARASCH (Spécialiste de la consolidation de la paix au sein du bureau du Coordonnateur du Système des Nations Unies), Henriette Aurélia Mombey, Secrétaire général de l’UOB, de l’UNFPA, des membres de la Fondation SBO et du Cabinet de la première dame dont Madame Simone MENSAH, vice -présidente de la fondation SBO, de 21 étudiants de l’Université Omar Bongo, de niveaux intermédiaires ou en fin de cycle. L’assistance a été sensibilisée et invitée à s’exprimer autour de la problématique des violences sexistes et sexuelles en milieu scolaire et universitaire, animée par  Madame Gina NZENGUE (Urban FM).

 

L’objectif du Café Gabon Égalité visait à discuter sur la problématique du sexisme et des Violences Basées sur le Genre, de proposer des solutions pour lutter contre les Violences Basées sur le Genre en impliquant les jeunes lycéens et universitaires.

 

Répartis en groupes de 4 et 5 membres durant 30 minutes, les étudiants ont été invités à conceptualiser et présenter leurs propositions pour une campagne de sensibilisation pertinente et efficace contre les violences sexistes et sexuelles en milieu scolaire et universitaire.

 

Recommandations proposées :

  • Faire prendre conscience de la réalité des violences dans le contexte gabonais, de l’ampleur du phénomène et des conséquences multiformes sur les individus qui en font l’objet par la libération de la parole (briser la loi du silence) ;
  • Informer sur les concepts-clés liés au sexisme et la lutte contre le phénomène tel que le consentement ;
  • Acquérir l’adhésion des jeunes dans la lutte contre le phénomène par la sensibilisation de leur environnement immédiat ;
  • Sensibiliser les structures et professionnels-clés dans l’accompagnement des victimes (police, santé, corps administratifs et professoraux) et impulser la création de structures pour assurer l’accompagnement psycho-juridique des victimes et garantir leur intégrité morale et physique ;
  • Pousser les publics cibles à changer de comportement et ne plus perpétuer l’état de fait par leurs actions et/ou leur silence.

 

           4. L’atelier de formation des journalistes sur l’analyse genre

 

L’experte nationale et internationale Nicole Nguema METOGO intervenant sur les fondamentaux du genre, en vue de former les journalistes venus prendre part à la formation, pour une prise en compte dans leurs travaux

 

La Fondation Sylvia Bongo Ondimba (FSBO) pour la famille a organisé un atelier de renforcement des capacités en analyse genre à l’endroit des femmes et des hommes des médias issus de la radio, de la presse écrite,  de la télévision et des médias en ligne  le 8 décembre. A cet effet, 20 journalistes ont répondu présent. Cette  activité visait à aider les journalistes à se doter de lunettes genre,  à s’approprier la stratégie de promotion des droits de la femme et de réduction des inégalités homme-femme au Gabon et à former les journalistes sur l’analyse genre et l’intégration du genre dans leurs travaux.

 

Cet atelier a permis de mieux cerner le concept genre, de même que les notions d’équité, d’égalité et de sexe qui lui sont associées et de discriminations, dans le but d’une prise en compte effective dans le traitement de l’information.

Animé par l’expert genre et droits fondamentaux des femmes, Nicole Nguéma Metogo, cette session de formation a vu la participation de l’UNFPA à travers la consultante nationale en genre Ashley MAGANDZI, des membres de la Fondation et du cabinet de la première dame Sylvia Bongo Ondimba

 

Les médias ont pu formuler quelques recommandations, il s’agit entre autre de :

  • Mener une étude sur le harcèlement sexuel et moral en milieu professionnel, mener ensuite des formations sur les VBGS en milieu professionnel ;
  • Mener des sessions sur l’impunité des père-enfants ;
  • Conduire des plaidoyers pour l’harmonisation de la législation avec les textes ratifiés ;
  • Mener des campagnes de sensibilisation sur les violences basées sur le genre visant les femmes rurales, autochtones et les personnes vulnérables ;
  • Tenir des mini formations avec les médias avant les activités afin qu’ils comprennent mieux les thématiques et qu’ils intègrent la dimension genre dans leur rédaction ;
  • Intégrer des modules sur les Droits de l’homme et le genre en milieu scolaire et former pour leur enseignement ;
  • Créer un réseau des organisations de la société civile en faveur de la promotion des droits de la femme ;
  • Elaborer un manuel d’expert sur les questions de genre ;

Mener des conférences –débats autour du genre, pour les hommes concernant les sujets : le viol conjugal, parlons-en, les garçons pères, le décrochage scolaire des garçons, les discriminations à l’égard des hommes ;

 

                          

                       5. L’atelier d’appropriation de la stratégie de promotion des droits de la femme et de réduction des inégalités hommes/femmes par la société civile

 

Madame Pepecy Ogouliguendé, posant  les questions relatives au processus d’élaboration de la stratégie de promotion des droits de la femme et de réduction des inégalités hommes/femmes au Gabon

 

Le 10 décembre 2020, à l’occasion de la célébration de la journée mondiale des droits de l’homme un atelier d’appropriation de la stratégie de promotion des droits de la femme et de réduction des inégalités des genres, à l’endroit des acteurs de la société civile a été organisé et a clôturé les 16 jours d’activismes en faveur de la lutte contre les violences faites aux femmes.

  • L’atelier a débuté par une formation sur les fondamentaux des droits humains ainsi que sur les fondements juridiques de la promotion de l’égalité des genres au niveau national et international

Les acteurs et actrices de la société civile ont pu formuler quelques recommandations :

  • Renforcer les capacités des organisations de la société civile sur ces questions ;
  • Organiser des formations en provinces sur les questions des VBGS et des droits des femmes ;
  • Mener des campagnes de sensibilisation sur les violences basées sur le genre visant les femmes rurales, autochtones et les personnes vulnérables ;
  • Vulgariser les documents stratégiques existants ;
  • Former les hommes et faire d’eux des acteurs de ce processus ;